20 mars 2018

Une campagne de communication a été lancée, lundi 5 mars, sur tout le réseau francilien, à l’initiative de la Région, pour lutter contre le harcèlement sexuel dans les transports en commun, invitant les victimes et les témoins de tels actes à « donner l’alerte ». Des milliers d’affiches sont déployées sur tout le réseau francilien (SNCF Transilien et RATP) du 5 au 27 mars.

1/ Le print

En tout, près de 11.000 affiches ont était déployées sur les réseaux RATP et SNCF Transilien. Un requin aux dents acérées, un ours géant la gueule ouverte, ou encore un loup qui sort les crocs, tous prêts à attaquer des jeunes femmes, s’accrochant à une barre du métro. C’est par la métaphore du prédateur que la région, Île-de-France Mobilités, la RATP et la SNCF ont décidé d’illustrer leur campagne de lutte contre le harcèlement dans les transports. Le tout sur une lumière sombre et une atmosphère glaçante, surplombées du message : « Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel. Victimes ou témoins, donnez l’alerte ! »

2/ Le dispositif élargi

Dans ce dispositif, le print n’est pas tout. La campagne d’affichage rappelle les autres outils à utiliser par les voyageuses et les voyageurs pour signaler une situation de harcèlement :

– Un « numéro d’alerte unique pour tous les transports en commun d’Île-de-France » : le 3117, permettant de géolocaliser la victime et de déclencher l’intervention d’agents, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

– Une application mobile et un service de SMS, tous les usagers peuvent y recourir en cas de besoin : signaler une incivilité, une bagarre, ou une agression sexuelle.

En outre depuis 2016, tous les agents RATP en contact avec les voyageurs reçoivent également une formation dédiée à la prise en charge des victimes de harcèlement.

3/ La sensibilisation

L’objectif affiché est de « libérer la parole des femmes » confrontées au harcèlement, de sensibiliser les témoins -généralement passifs- et de punir les « prédateurs ». L’enjeu est notamment d’inciter les passagers à réagir lorsqu’ils assistent à des faits de harcèlement et à ne plus les banaliser.

Une opération saluée par la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa qui insiste sur « le rôle majeur à jouer » des collectivités « dans l’abaissement du seuil de tolérance de la société au harcèlement de rue en général et dans les transports en particulier ». En 2015, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes révélait que 100 % des Françaises ont déjà subi une forme ou une autre de harcèlement dans les transports.

C’est donc un large dispositif qui est déployé pour cette campagne : milliers de panneaux, dépliants, messages sur les écrans numériques d’informations, d’agents sur le terrain, etc. Le print n’est que la partie émergée de l’iceberg et c’est ainsi que doit se concevoir une campagne d’affichage, non comme quelque chose de statique, mais comme une partie d’une campagne de communication globale faisant également intervenir le numérique.

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